mercredi 11 juillet 2012


TECHNIQUE INDIRECTE : SUITE

Voici  le début du motif central de la petite mosaïque de sol : une belle rosace en noir et blanc.



mercredi 20 juin 2012

Hallo,
In den letzten Artikeln, schaue Ich, wie Ich die direkte Technik benutze, um eine kleine Mosaik (90 x 59 cm) fuer eine Terrasse zu machen.

lundi 18 juin 2012


Hello,
In these articles, I am showing how I use the direct method to make a small mosaic, which will be inserted on  a terrace.
I am showing every step of my work with a picture.
It is a very simple way to obtain a beautiful and refined result.

mercredi 13 juin 2012


LA TECHNIQUE DIRECTE : SUITE
Reprenons la description du travail étape par étape.
Comme on le voit sur la première photo, je coupe les tesselles de marbre avec la martelline et le tranchet. Les tesselles sont de dimensions légèrement variables, car elles sont coupées à la main et c’est ce qui fait toute leur élégance et leur vitalité. Le résultat est celui d’un tapis vibrant et chaleureux, qui transmet par son irrégularité, l’amour de l’artisan pour sa matière et son ouvrage.
Le biancone est un peu particulier, car il possède des veines et il faut sélectionner les marbres prédécoupés et en partie s’adapter à cette matière différente. Chaque marbre requiert un geste différent : certains sont très francs, d’autres très réticents. Un dialogue s’instaure entre l’ouvrier et sa matière. Le travail nécessite la collaboration homme-nature, et je prie bien souvent le marbre de me prêter main forte (je pense aux verts et aux bleus en particulier).
Mais revenons à notre ouvrage.



Il faut ensuite procéder au meulage des tesselles, pour retirer le signe de la scie qui a servi à prédécouper les morceaux de marbre, dont la dimension est 2 x 1 x1 cm. En effet, en coupant en deux les marbres livrés par le marbrier, je montre la partie supérieure du marbre qui porte le signe de la scie, il convient bien entendu de l’éliminer.
Je passe ensuite un vernis protecteur sur les tesselles, qui les protège également du vinavyl en excédent. Ainsi, mes tesselles sont propres et brillantes. Je laisse sécher et puis je colle sur le support.
Un vrai régal…

lundi 28 mai 2012


La technique directe
Je laisse de côté la mosaïque de la Scapigliata pour le moment, pour me consacrer à une mosaïque de sol de petite dimension (90 x 59 cm), que je réalise avec une technique directe.

Il existe plusieurs techniques directes. J’ai choisi une technique simple et rapide, tout à fait adaptée à la pose sur un sol.

Comme on le voit sur la photo, je travaille sur une planche en bois qui me sert de support, j’y ai placé le dessin bien mis en évidence, une feuille de plastique qui reçoit l’excédent de vinavyl et protègera le travail pendant le voyage, et enfin le treillis en fibres de verre où sont collées les tesselles.

J’ai commencé à couper les marbres : noir absolu et biancone. Il est essentiel que les tesselles soient de la même hauteur (1 cm) car la mosaïque ne sera pas polie, mais posée directement sur une couche de ciment-colle spéciale pour le marbre.


lundi 23 avril 2012


La mosaïque du Nil à Palestrina
L’une des plus belles mosaïques antiques que j’ai pu voir de près est la Mosaïque du Nil exposée à Palestrina.
Palestrina est située à une trentaine de kilomètres au Sud Est de Rome, sur la voie Prenestina. La cité latine de Praeneste fait partie des principales cités du Latium de l’époque archaïque. Elle est célèbre pour son sanctuaire oraculaire de Fortuna Primigenia, qui compte parmi les principaux centres religieux du Latium.

Le Musée National d’Archéologie se trouve dans le Palais Barberini-Colonna. C’est une ancienne forteresse de la famille Colonna qui a été édifiée en 1500.
Ce musée accueille une collection de céramiques et de bronzes antiques, et pour le bonheur des passionnés de mosaïques, la Mosaïque du Nil, qui pavait le sol de la salle appelée « Aula Absidata » dans l'abside située  à l'intérieur du forum de Praeneste.

La Mosaïque du Nil impressionne par ses dimensions : 5,85 m x 4,31 m, et par la splendeur des détails du Nil, représenté lors d’une inondation. Elle date de la fin du 2ème siècle av J.C. et fut découverte au 16ème siècle. C’est l’une des plus grandes mosaïques hellénistiques connues à ce jour.

Elle m’a frappée par le raffinement de ses scènes et motifs, par la candeur et la délicatesse qui émanent de la représentation de la vie du Nil, telle qu’elle était vue par les Romains.

Pour les mosaïstes d’aujourd’hui, elle offre quantités de motifs à reprendre. J’ai beaucoup regretté à l’époque que le Musée ne mette pas en vente de cartes postales qui reprennent les plus beaux détails. Mais ma visite date de plusieurs années et la situation a certainement changé maintenant.

mardi 10 avril 2012


Technique indirecte : La Scapigliata (suite)
La lumière.

Avant de commencer la mosaïque, une étape essentielle consiste à repérer le point le plus lumineux et le point le plus sombre. Ce sont les deux extrêmes de l’échelle chromatique.  Et puis, il faut regarder encore et encore le modèle afin de tenter de retransmettre ses qualités essentielles.

Le front, le nez, sous les yeux de la jeune fille : ce sont les trois endroits qui doivent recevoir les points de lumière et donc la couleur la plus claire des marbres. J’utilise le jaune de Sienne. Puis, je passe aux nuances des travertins toscans, au jaune mori, au brescia marron et au santafiora, pour les dégradés du clair au foncé.
En revanche, les sourcils, la bouche, le contour du nez nécessitent une couleur très sombre, j’utilise le noir absolu car je n’ai pas de marron emperador à disposition. Le contraste est essentiel mais aussi la finesse des tesselles.

Je ne vois pas encore le résultat final et l’issue est incertaine. Il faut avancer encore…